L’Emergence du langage – Science & Vie Avril 2014

Notre appareil phonatoire est vieux d’au moins 500 000 ans – Science et Vie Avril 2014.

« Le moment clef dans l’histoire humaine, c’est la co-évolution du cerveau et du langage. Etant donné le rythme lent de la sélection naturelle et le fort coût métabolique d’un gros cerveau, alors les structures cérébrales qui sous-tendent le langage devaient déjà se mettre en place chez Homo erectus il y a 1,5 à 2 millions d’années… » estime João Zilhão, archéologue à l’université de Bristol (Royaume Uni).

Fulgurante remontée dans le temps, puisque les dates habituellement proposées culminent à – 100 000 ans. Il faut dire que le langage, c’est un peu notre apogée : la possibilité d’échanger avec l’autre, de transmettre. De décrire l’intangible et de formuler un imaginaire.

Tout ce qui se passe dans une tête et qui, soudain, grâce à un simple filet de voix, peut en sortir…Problème : la voix ne laisse pas de traces.

Les scientifiques ont donc déployé des trésors d’inventivité pour remonter sa piste.

En 2013, Stephen Stephen Levinson, de l’institut Max-Planck de psycholinguistique (Pays Bas), s’est ainsi tourné vers l’anatomie – dans l’espoir qu’elle révèle les débuts de notre appareil phonatoire – et la génétique, pour comprendre l’évolution des gènes qu’on relie aujourd’hui au langage.

IL SERAIT APPARU AVEC LA PENSEE

 Sa compilation de données est claire : elle pointe vers les 500 000 ans et Homo heidelbergensis, notre ancêtre commun présumé avec Neandertal. Les reconstitution virtuelles du seul vestige de l’appareil phonatoire capable de traverser les millénaire, l’os hyoïde, qui, lié au larynx est impliqué dans le contrôle de la voix, montrent qu’il est similaire chez ces trois hominidés : tous auraient donc eu la capacité physique de parler. Ce qui, d’après les fossiles disponible, n’était le cas ni d’Australopithecus ni d’Homo erectus.

Quant à la génétique, elle dispose depuis 2010 de l’ADN de Neandertal.

Et son analyse a montré qu’il possédait certains gènes impliqués chez nous, Sapiens, dans le langage, dont le plus important : le FOXP2.

Certes, sa régulation devait être différente, mais le bagage nécessaire est là. Et si ce éléments sont communs à Sapiens et Neandertal, la logique de l’évolution suggère qu’ils sont également présents chez leur ancêtre commun … Heidelbergensis.

Certains chercheurs vont plus loin. Des équipes de neuroscientifiques, comme celle de Thierry Chaminade, à l’université d’Aix-Marseille, ont misé sur l’imagerie cérébrale afin de suivre l’activité des différentes régions de notre cerveau lorsqu’il doit effectuer des tâches.

Ce faisant, ils ont remarqué que la fabrication de biface faisait appel aux mêmes zones que le langage !

Les processus cognitifs de la teille d’outils et de la parole pourraient être liés.

Ce qui, a posteriori, parait logique, tant leur réalisation est complexe : il faut visualiser la forme finale de l’outil, organiser sa pensée et son geste, s’adapter.

Autant de tâches cognitives aussi évoluées qu’anciennes, puisque les bifaces remontent allègrement jusqu’à -1,75 millions d’années !

Ce sont alors les mains expertes d’Erectus qui œuvraient, et si cet homme ancien n’avait pas encore un langage aussi complexe qui le nôtre, il n’en pensait pas moins …

Publicités

Scoop historique ! ;)

Le laryngoscope fut inventé par un prof de chant !

 

Manuel Garcia junior, fils de chanteur, est né en 1805 et mort en 1906 et a consacré sa vie à l’enseignement du chant. Il y a fort à parier que sa longévité n’est pas sans rapport avec sa passion et sa curiosité exceptionnelle qui a mené cet homme à faire une découverte majeure, là où les éminents médecins de l’époque achoppaient. Il lui aura fallu de plus et à n’en pas douter une grande ténacité pour parvenir à faire reconnaître son invention par les plus éminents scientifiques.

 

Extrait de l’ouvrage : « Du Laryngoscope » de Morell Mackenzie, professeur au London Hospital, traduit en français et publié en France en 1867.

 

  • En 1854, Monsieur Manuel Garcia « eut l’idée d’étudier, au moyen des miroirs, l’intérieur du larynx pendant le chant. » Il y avait souvent pensé, mais, croyant son idée impraticable, il n’avait jamais essayé de la mettre à exécution. M. Garcia, professeur de chant à Londres, est Français par la naissance et espagnol d’origine. Ses observations avec le laryngoscope, quoique publiées pour la première fois en Angleterre, avaient d’abord été faites en France.

 

Pendant le mois de septembre 1854, tandis que Garcia prenait ses vacances à Paris, il se décida à éclairer ses doutes sur la possibilité d’examiner le larynx. Ses efforts furent couronnés de succès, et, l’année suivante, il présenta un mémoire à la Société royale de Londres, intitulé : Observations physiologiques sur la voix humaine. Ce mémoire contenait un admirable résumé de l’action des cordes vocales pendant l’inspiration et la vocalisation, quelques remarques très importantes sur la production des sons dans le larynx, et des réflexions précieuses sur la formation des notes de poitrine et de fausset. Les investigations de M. Garcia furent faites sur lui-même, et, en vérité, il fut le premier qui pensa à l’examen autoscopique.

Sa, méthode, qu’il pensait n’avoir jamais été employée avant lui, consistait à introduire à la partie supérieure du pharynx un petit miroir fixé à une longue tige convenablement courbée. Il plaçait la personne en expérience vis-à-vis du soleil, de manière que les rayons lumineux tombant sur le petit miroir étaient réfléchis vers le larynx.

… La communication de Garcia à la Société royale causa une certaine sensation, mais elle devait avoir une destinée à peu près semblable à celle de notre compatriote, M. Cunning. Peu appréciées en Angleterre, les deux mémoires passèrent entre les mains des professeurs étrangers … »

 

@Copyright Virginie Ponnelle 2012

Pourquoi La Technique Vocale ?

La Technique Vocale et l’enseignement du chant

L’intérêt de la technique vocale :

La voix est un instrument de musique vivant. Il n’est évidemment pas possible de changer une corde vocale comme on le fait pour une corde de guitare. De plus, la voix étant un instrument délicat et sophistiqué, il peut s’avéré difficile de réparer les dommages occasionnés.

Le premier intérêt de la technique vocale est donc de préserver l’instrument vocal et de maintenir la voix en bonne santé.

L’autre intérêt est de parvenir à une maîtrise optimum de l’instrument vocal afin de posséder le plus de liberté et de richesse possibles dans l’expression chantée et l’interprétation.

Les risques d’une mauvaise technique ou d’un manque de technique :

Les pathologies les plus fréquentes chez les professionnels de la voix sont les nodules vocaux.

Il s’agit d’excroissances situées sur les cordes vocales et qui affectent la qualité de la voix. Selon leur gravité, les nodules peuvent, soit se résorber après quelques jours de repos vocal, soit nécessiter une opération chirurgicale, avec le risque de ne jamais récupérer totalement sa voix.

Les champions de la technique vocale : Les chanteurs d’Opéra :

Les exigences liées à l’utilisation de la voix chantée à l’Opéra placent le chanteur d’Opéra tout en haut de l’échelle. Le volume vocal, la précision, l’étendue et la qualité demandés à un chanteur d’Opéra n’ont pas d’équivalent chez les autres professionnels de la voix chantée ou parlée.

La technique vocale classique, alliée aux avancées scientifiques sur la connaissance de l’appareil vocal est par conséquent la technique la plus élaborée et la plus aboutie.

Un chanteur maîtrisant la technique vocale classique n’aura que peu d’ajustements à fournir pour pouvoir chanter du rock ou du jazz s’il le souhaite.

Le coach vocal ou prof de chant idéal :

Un bon coach vocal devra donc, en plus de ses connaissances approfondies de la physiologie de la voix chantée être capable d’enseigner la technique vocale classique.

Il devra également être capable de guider l’élève quel que soit le style de musique que ce dernier veuille chanter.

Un prof digne de ce nom doit pouvoir et apprécier de prendre en main un élève totalement débutant pour le mener jusqu’à un niveau professionnel.

Enfin, un prof de chant devra faire preuve de beaucoup de patience, de psychologie et d’écoute vis-à-vis de l’élève.

 

@Copyright Virginie Ponnelle 2012