L’importance de la souplesse laryngée

Un objectif majeur dans la maîtrise de la technique vocale est de diminuer le plus possible les tensions laryngées durant le chant et notamment lors de l’émission des notes aigües qui nécessitent déjà une tension importante des muscles vocaux.

En effet, plus on parvient à minimiser les tensions, plus le larynx conserve sa souplesse, et avec elle des harmoniques plus riches et pour l’auditeur une impression d’aisance.

Comme vous pouvez le voir sur ce dessin, les muscles postérieurs de la langue ainsi que le puissant muscle digastrique et le muscle mylo-hyoïdien s’insèrent sur l’os hyoïde. En aval de l’os hyoïde se trouve le larynx suspendu par la membrane thyro-hyoïdienne.

De ce fait, toutes les tensions intervenant dans la langue, la machoire et le plancher oral (muscle mylo-hyoïdien) induisent des tensions au niveau du larynx.

Pour cette raison, il est essentiel que les efforts de prononciation du texte chanté n’interviennent qu’en tout dernier lieu quand un morceau est déjà parfaitement maîtrisé musicalement.

Afin de gagner du temps dans l’aquisition des morceaux, les chefs de choeur font souvent chanter les paroles lors du déchiffrage, sans même un travail préalable en « bouche fermée ».

Il s’agit là d’une erreur fondamentale car ce faisant, le chanteur prend l’habitude d’actionner tous les muscles qui créent des tensions laryngées.

Il faut au contraire tout d’abord travailler avec une économie maximum de mouvements du maxilaire inférieur et de la langue avant de placer les paroles, en prenant soin de toujours privilégier les mouvements de la langue par rapports aux mouvements du maxilaire dont les muscles sont plus puissants et induisent des tensions plus importantes.

Pour ces mêmes raisons, il faut veiller à ce que le maxilaire inférieur soit toujours légèrement en retrait par rapport au maxilaire supérieur. La propulsion de la mandibule, qui intervient malencontreusement lors de difficultés vocales, induit elle aussi des tensions laryngées.

Enfin, même la simple parole fait naître des tensions à la racine de la langue et sur le muscle mylo-hyoïdien. Je préconise donc de travailler d’abord avec les doigts enfoncés sous le menton au centre de l’os de la mandibule afin de s’assurer de la détende de ces muscles.

Les muscles de la racine de la langue ainsi que le  muscle mylo-hyoïdien ont une telle propension à se contracter lors de la phonation qu’il me semble indispensable de contrôler régulièrement leur détente afin d’éviter de très préjudiciables tensions au niveau du larynx.

@ Virginie PONNELLE 2012

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